Réaction du groupe MR à la lettre ouverte « Athois la terre » adressée aux mandataires politiques locaux. Le MR se réjouit que des citoyens se soient mobilisés pour interpeller le pouvoir politique en place et le faire réagir. Le MR remercie les signataires pour leur initiative citoyenne participative. Dans son programme électoral de 2006, Le MR avait déjà émis le souhait que les projets des générations futures qui vivront à Ath ne soient pas hypothéqués par les choix d’aujourd’hui car c’est là un élément essentiel d’une véritable politique de développement durable et d’une vision à long terme pour que nos enfants puissent grandir dans une cité accueillante et prospère. Notre ambition pour Ath est de favoriser la prise de décisions qui intègrent volontairement, systématiquement et de manière cohérente, les problèmes sociaux, environnementaux et économiques, et ce, dans un cadre de dialogue avec les différentes parties prenantes (entreprises, commerçants, riverains, écoles, administrations,…). Depuis 2003, année du plan de convergence, du parking payant et de la mise sous tutelle de la gestion de la ville par le C.R.A.C., le pouvoir en place a mené une politique en vue d’augmenter le nombre de contribuables pour financer « les choix du passé » dont l’entretien et le fonctionnement mêmes pèsent aujourd’hui lourdement sur les finances communales. L’objectif était d’atteindre 27000 habitants, voire 30000. L’arrivée de nouveaux habitants est en soi une bonne nouvelle, pour nos commerces notamment. Mais cette « vision simpliste strictement budgétaire » n’avait pas intégré le coût des effets induits : suburbanisation des villages, pollution, explosion du nombre de voitures, accidents, problèmes de gestion des parkings, sentiment d’insécurité, etc. Bref, les problèmes se sont accumulés, le cadre de vie s’est détérioré et les taxes n’ont cessé d’augmenter. Il était temps de réagir. Vu l’urgence et la nécessité, le MR a déjà proposé d’insérer une clause « développement durable » dans les décisions communales visant notamment à mesurer l’impact sur l’environnement. Nous devons aller plus loin. De manière générale, le MR soutient la mise en place d’un outil de type « agenda 21 local » pour autant que celui-ci ne devienne pas le prétexte à un plan de convergence bis. Vu les finances obérées de notre commune, nous devons cibler des mesures concrètes et budgétairement réalistes, comme par exemple : sortir de l’imbroglio juridico-financier de la gestion des parkings ; soutenir les commerces locaux en les contactant systématiquement dans l’attribution de marchés publics ; finaliser le réseau d’égouttage ; augmenter l’efficacité de la répression environnementale en adaptant le règlement communal de police au décret « délinquance environnementale », en particulier pour lutter contre les «petites incivilités environnementales » (dépôts clandestins et sacs à l’abandon) ; propreté des espaces verts et des sites d’intérêt historique et/ou touristiques. Comment admettre qu’une commémoration du 11 novembre ait lieu sur un site souillé par les animaux de compagnie ? Inclure dans les cahiers de charges de marchés publics une « clause énergie » ; recourir à l’électricité « verte ». Le temps de l’engagement et des responsabilités est venu. Il faut oser se remettre en question !! A titre pédagogique, pourquoi ne pas mesurer l’empreinte écologique des mandataires et signataires de la lettre ouverte ? La volonté politique d’œuvrer pour une commune « durable » se concrétisera lors de la confection du budget 2009. Le MR attend de voir les moyens qui seront affectés aux projets environnementaux.