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Actualité Le CPAS ne peut être un parapluie qui se ferme quand il commence à pleuvoir !

Publié le 16 mars 2010

Après les années de vaches grasses, voici les années de vaches maigres. Pour le MR, le cpas ne peut être un parapluie qui se referme quand il pleut ! Au service extraordinaire. Si 729.798 € d’investissements sont prévus, 371.204 € concernent des investissements reportés depuis 2007. 208.000 € visent la mise en conformité des maisons de repos, dépense incontournable donc . Rien n’est prévu pour les locaux de l’ancien commissariat de police. Le projet de regroupement de services est compromis. Le MR se réjouit toutefois du budget pour l’acquisition d’un système de vidéophonie pour les crèches. Sa demande a été entendue. Au service ordinaire. Le budget à l’exercice propre présente un mali de 573.988 €. Notre constat : - les mesures de stabilité préconisées sont largement insuffisantes pour assurer un équilibre structurel des finances du CPAS ; - la liquidation du CHPA a été longtemps la vache à lait ; aujourd’hui, la mise à disposition de personnel au RHMS engendre une perte récurrente de 140.000 € par an ; - Le litige avec l’IMSTAM est la conséquence d’une politique sociale dispendieuse et mal contrôlée ; - Le CPAS peut encore vendre quelques biens immobiliers, des terrains à bâtir notamment mais après… Selon les prévisions, les résultats des comptes budgétaires à l’exercice global (exercice propre, années antérieures et prélèvement sur fonds de réserve) sont nuls depuis 3 ans. A politique inchangée, le CPAS n’a plus de marge de manœuvre. Evolution de la politique sociale : toujours moins de services à la population On assiste depuis le début des années 2000 à la suppression de services. Après l’hôpital et le service des aides-ménagères, les services suivants disparaissent : la coordination sociale, le projet « groupe d’appui » dans le cadre de la médiation de dettes, la fin du contrat de l’agent de prospection pour la réinsertion socio-professionnelle, les soins à domicile,… Les moyens du service d’aide familiale passent de 89.669 en 2008 à 40.000 en 2010. Le projet de repas à domicile est abandonné. Quel paradoxe : c’est au moment où la crise économique frappe durement les plus fragilisés que notre CPAS abandonne certaines missions sociales. Comment fera-t-on face aux conséquences du vieillissement de la population ? Comment le CPAS pourra-t-il assurer une pension décente à son personnel contractuel ? Où est le temps où Ath rayonnait ? On a raison de se poser la question. Pour le MR, le CPAS ne peut être un parapluie qui se referme quand il pleut ! L’idée d’augmenter la dotation communale n’est pas réaliste compte tenu des obligations liées au plan de gestion imposé par le CRAC. Ce sont donc les plus fragilisés qui risquent de faire les frais de la politique de prestige menée au temps des vaches grasses. A moins que ce ne soit encore le contribuable athois… Alors que les besoins sociaux s’accroissent et que ses moyens diminuent, le CPAS doit davantage se tourner vers des partenariats public-privé garants du libre choix des prestataires et du pluralisme. Les Conseillers MR de l’Action sociale C. DEGAND : 0475/949808 N. LEMAIRE : 0494/199150