Le développement économique de l’entité athoise. Tirer les leçons du passé et dresser les perspectives d’avenir. Dans les années 1960, l’entité athoise était prospère grâce à son agriculture et son industrie manufacturière diversifiée (savonnerie, minoterie, brasserie, ameublement, chimie, etc.). Fin des années 1970, le tissu économique est durement touché par la crise. Ath devient une cité dortoir. Les choix politiques à l’époque passent par le renforcement de structures étatiques subsidiées et la multiplication d’emplois dans le secteur public. L’administration devient le 1er employeur de la ville au détriment de l’initiative privée et de l’esprit d’entreprises. Cette politique atteindra ses limites. A défaut d’une gestion rigoureuse, le CPAS sera contraint de céder l’hôpital à un opérateur privé. Au cours des années 1990, le recours systématique aux subsides apportera un répit. La rénovation urbaine était nécessaire et notre cadre de vie s’est amélioré. Nous pouvons nous réjouir du succès de notre Ducasse et de sa reconnaissance par l’Unesco. Cela a donné une image positive et attractive de notre cité. Développer le tourisme était un pari sur l’avenir. Aujourd’hui la ville éprouve des difficultés à financer les coûts de fonctionnement et d’entretien de différents organismes chargés du tourisme et de la culture. Il serait peut-être temps de dresser le bilan de cette politique et d’en mesurer l’impact sur les finances communales. Ces subsides ont largement été utilisés pour des travaux d’embellissement ( Grand’Place) et d’aménagement en infrastructures (routes, ronds-points, etc.). Ces apports extérieurs (Région Wallonne, « objectif 1 », « phasing out », etc.) n’ont pas suffi à relancer l’économie locale. Les instances européennes avaient d’ailleurs émis certaines critiques quant aux choix opérés. Une grande part de ces travaux a été attribuée à des entreprises extérieures. Cette politique keynésienne financée par les contribuables a eu un effet retour insuffisant pour les entreprises locales. Avec un taux de chômage constant de l’ordre de 15%, le chômage n’ a pas reculé depuis 10 ans. Ces choix politiques ont toutefois un prix exorbitant : nous vivons dans une des communes les plus taxées de la région wallonne et les finances communales sont obérées ne laissant que peu de marges de manœuvres. Le constat est clair : trop peu de richesses durables ont été créées et ce que Ath a reçu pendant 30 ans l’a été au détriment d’autres communes. Pour le MR, nous avons plus que jamais besoin d’entreprises durables, performantes et respectueuses de l’environnement pouvant générer des emplois producteurs de richesses. Or, Il y avait 1709 entreprises actives sur Ath en 1998 et 1593 en 2005. C’est bien là que le bât blesse. Idéalement située entre Lille et Bruxelles, notre cité possède de nombreux atouts pour assurer son développement économique. L’agriculture reste un maillon essentiel dans le tissu économique local. Il est primordial de préserver le cadre rural de nos villages tout en y favorisant les échanges directs entre consommateurs et les entreprises agroalimentaires. L’action politique se doit de valoriser la production agricole locale. Les retombées du projet « agro food valley » ont-elles été à la hauteur des attentes suscitées ? La pérennité économique d’une région repose au premier chef sur le dynamisme de ses entreprises. Il faut donc reconnaître aux entreprises - en particulier aux PME - le rôle déterminant qu'elles jouent en tant que moteurs de croissance, de bien-être et d'emploi. Le développement d’une économie sociale complémentaire visant l’indépendance et l’autonomie peut constituer une étape intermédiaire dans la création d’emplois durables mais cela ne suffit pas à figurer dans le peloton de tête des pays européens. Le MR veut revaloriser l'image de l'entreprise et l'esprit d'initiative auprès des jeunes afin de les inciter à créer leurs propres entreprises. La mise en place d’un plan de mobilité concerté pour le centre ville, la redéfinition des objectifs et des missions de l’agence de développement local ou encore une fiscalité attractive pour accueillir davantage de commerçants indépendants, sont autant de pistes pour dynamiser le commerce athois. Nous ne pouvons que nous féliciter du développement du pôle économique de Ghislenghien géré par l’intercommunale Ideta. Les plus anciens se souviendront que c’est à l’initiative du Docteur Roger Dubois et de Léonce Frison, alors bourgmestres de Meslin et de Ghislenghien, que le zoning a vu le jour. L’extension prochaine devrait permettre la création de 500 à 1000 emplois. Le défi pour la commune est de faire en sorte que les quelque 1900 demandeurs d’emploi athois, les jeunes en particulier, y décrochent un emploi de qualité. Dans cette optique, les aspects formation et mobilité sont vitaux. Le MR rappelle son souhait de proposer un enseignement primaire en immersion linguistique. Le MR souhaite également que le projet de crèche sur le site de l’ancienne gare de Ghislenghien soit mis sur pied rapidement et qu’une attention particulière soit accordée à la mobilité des demandeurs d’emploi qui n’ont pas de permis de conduire. Ath doit encourager l'initiative et l’esprit d’entreprises sans les étouffer. L’avenir de notre commune repose sur le potentiel de tous ses habitants, leur goût d’entreprendre et leur volonté de réussir le virage économique et social tant attendu pour que personne ne soit laissé sur le bord du chemin vers la prospérité.