Publié le 17 octobre 2007
17 octobre 2007 Le MR déplore l’absence du rapport annuel et dénonce le manque de vision globale en matière de lutte contre une précarisation croissante. Il aura fallu 22 mois au CPAS pour nettoyer « son écurie d’Augias » et présenter les comptes annuels 2005, soit 17 mois de retard par rapport à la réglementation qui prévoit que les comptes arrêtés par le Conseil de l’Action Sociale soient soumis au plus tard le 1er juin à l’approbation du Conseil Communal. Certains comptes d’attente n’étaient plus apurés depuis plusieurs années, il était temps de faire le ménage et de présenter une situation patrimoniale réaliste. Le MR avait dénoncé le manque de rigueur, nous avons eu droit à la grande lessive. Quelques chiffres permettent de cerner l’évolution du CPAS. Le résultat d’exploitation a chuté de 89%, 74% si on neutralise la diminution de 26% de l’intervention communale. Les dettes à plus d’un an ont augmenté de 7,5%. Le poste de charges « remboursements des emprunts » a augmenté de 15 %. C’est finalement grâce à un prélèvement sur les réserves du service ordinaire de 628012 que l’on présente un boni comptable. Les dépenses d’actions sociales ( hormis l’octroi du minimex) ont augmenté de 26%. Même si cela provient en partie d’un nouveau mode de comptabilisation des frais liés aux « articles 60 », il s’agit bel et bien d’un signal inquiétant. Derrière la froideur des chiffres, il y a une réalité humaine, une précarisation inquiétante et un manque d’anticipation qui pourrait conduire à l’asphyxie financière. « Le pari sur l’avenir » qui servait de justification à l’état de délabrement des finances communales lors de la campagne électorale 2006 est donc loin d’être gagné. La ville est endettée et ses habitants de plus en plus nombreux à s’adresser au CPAS. Lors du CAS, il n’a pas été possible de se rendre compte de la situation du centre et de sa gestion en ce qui concerne la réalisation des prévisions budgétaires et la perception et l’utilisation des subventions concernant le droit à l’intégration sociale car nous ne disposions pas du rapport annuel tel que prescrit par l’article 89 de la loi organique des CPAS. Vu l’évolution alarmante de la précarité dans notre commune, le MR demande l’application correcte de la loi organique et en particulier la présentation d’un rapport annuel digne de ce nom permettant d’évaluer les contrats d’intégration et les résultats en matière de mise à l’emploi comme cela est prescrit par la réglementation. Outre le respect de la loi, cela permettra d’ouvrir un débat sur la gestion et l’efficience du CPAS en matière d’intégration sociale et de réinsertion professionnelle. Christophe Degand, Noëlle Lemaire, Conseillers MR.
Communiqué de presse - C.P.A.S
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